Labille-Guiard, Adélaïde (1749 - 1803)

Portrait présumé de Philiberte-Orléans Perrin de Cypierre, comtesse de Maussion

Exposé en salle

Date : En 1787
Dimensions : H. 80.5 x l. 63.5 cm
Numéro d’inventaire : J 71
Signature : Signé en bas, à droite : "Labille f. Guiard 1787"
Date : Daté en bas, à droite : "Labille f. Guiard 1787"

Le modèle représenté serait la comtesse de Maussion, épouse de l’intendant de la généralité d’Orléans. Membre de la haute aristocratie française, la comtesse est habillée d’un riche vêtement de soie bleue aux reflets satinés. L’artiste a peint les détails de la dentelle et de la gaze brodée de la coiffe avec un grand raffinement. Les cheveux délicatement poudrés du modèle sont rendus avec un effet vaporeux, et le visage rehaussé de rose aux joues semble naturel. Le traitement à l’estompe du fond met en exergue l’attitude altière de la comtesse. L’œuvre reflète la psychologie du modèle. Labille-Guiard a livré ici une œuvre d’une extrême finesse et de très grande qualité.

Fille d’un marchand-mercier, Adélaïde Labille-Guiard, portraitiste et miniaturiste, suit dès 1765 les cours de François-Élie Vincent à l’Académie de Saint-Luc où elle rencontre le fils du maître, François-André Vincent, qu’elle épouse en secondes noces. Elle poursuit son apprentissage chez le pastelliste Quentin de La Tour. Son parcours démontre toute la difficulté pour une femme d’accéder à la reconnaissance en tant que membre de l’Académie royale. Elle y est reçue en même temps qu’Élisabeth Vigée Lebrun, en 1783, malgré un pamphlet misogyne publié la même année contre les femmes peintres exposant au Salon.

Adélaïde partage avec sa consœur cette formule assez classique du portrait de femme debout dont on ne voit qu’une partie du corps, avec le visage dévoilé de trois-quarts. Le portrait de Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI, également réalisé par Labille-Guiard et conservé au château de Versailles, présente la même composition que celui de Cognacq-Jay. Contemporains, ces deux portraits ovales surprennent l’observateur par l’excès d’élégance et de douceur qui en émane. Acquis par Ernest Cognacq en 1918, le portrait de la comtesse était resté dans la famille du collectionneur le Baron Marochetti depuis 1787.

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