Anonyme

Etui

Exposé en salle

Date : Entre 1746 et 1747
Matériau et technique : Bois (matériau), Vernis, Or
Dimensions : H. 12.4 cm x D. 2.8 cm x P. 45.1 g
Numéro d’inventaire : J 592
Poinçon de charge : Poinçon d'Antoine Leschaudel
Poinçon de décharge : Poinçon d'Antoine Leschaudel
Poinçon de jurande : (F)
Poinçon : Traces de poinçons non identifiés
Numéro de délivrance du legs : A l'encre rouge : "H. 187-3"

Vers la fin du XVIIe siècle, le goût pour les décors et les techniques exotiques et le coût élevé de la production de laque japonais amènent les Européens à vouloir s’approprier la maîtrise de cette matière. L’étude de cette technique conduit d’habiles artisans, parmi lesquels les frères Martin dans les années 1730, dont la renommée associa le nom à leur technique, à retrouver cet aspect velouté et profond et à imiter avec talent les productions orientales. Ces vernis sont composés à partir d’une résine fossile et travaillés selon le même principe de couches superposées que la laque d’Extrême-Orient. L’introduction de la couleur constitue une des spécificités de la laque française.

En faisant ainsi évoluer la technique, les peintres vernisseurs, sous l’impulsion des marchands merciers, répondent aux goûts des clients. L’iconographie s’éloigne peu à peu des scènes et paysages asiatiques pour intégrer l’art des peintres d’alors. Dans les années 1740, parmi les objets de galanterie, aussi appelés bijoux, les étuis et  tabatières en papier mâché laqué deviennent un produit phare. Plus légère que l’orfèvrerie, cette technique permet un transport plus aisé dans une poche ou un sac. « Boîte qui sert à mettre, à porter et à conserver quelque chose », les étuis sont des petits cylindres creux avec couvercle dans lesquels on enferme des petits ustensiles de couture ou de propreté.

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